CANO (1975-1985)

quand j’habitais sur la rue Railway à Moncton, mon voisin d’en haut et moi partagions un amour pour la poésie, la culture acadienne, mais surtout pour la musique. deux mélomanes dans la cabane? heureusement que les maisons voisines n’étaient pas collées sur la nôtre.

un jour, Marc m’a fait écouter le disque Tous dans l’même bateau du groupe CANO. «le 1755 de l’Ontario.» j’avais surtout accroché sur Viens nous voir. Dimanche après-midi a fini par me rattraper, surtout qu’elle était souvent chantée en fin de soirée à La Nouvelle Scène à Ottawa, après les représentations théâtrales.

la Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario a produit un groupe de musique, une galerie paralèlle, une compagnie de théâtre. les années 70 et 80 à Sudbury ont semblé bien productives. André Paiement, Patrice Desbiens, Robert Dickson, Robert Paquette, Brigitte Haentjens, Jean-Marc Dalpé.

CANO dans l’Encyclopédie canadienne Historia.

ProgQuébec avec une biographie substantielle sur le groupe.

Cano, notes sur une expérience collective, un film de l’ONF.

«La Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario», dans l’Express de Toronto.

Voici quelques articles sur André Paiement, membre de CANO:

Ressources franco-ontariennes et Franco-identitaire.
Vous pouvez commander en ligne l’album Cano – Les meilleurs succès.

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écoutons «Dimanche après-midi»…

[audio:http://www.sulago.ca/wp-content/images/2007/09/Dimanche-après-midi.mp3|titles=Dimanche après-midi]

Clifton Chenier (1925-1987)

Ma tante Anne-Marie a ramené à mon père un cadeau de son voyage en Louisiane. C’était il y a presque 20 ans. Elle était allée avec on mari pour des vacances. Une occasion pour visiter les cousins cadjins. J’y suis allé à mon tour en 1992. J’y ai rencontré de la famille éloignée, j’ai entendu des accents familliers, et bien sûr j’ai été submergé par la musique. À cette époque, des liens se forgeaient entre l’Acadie du nord et celle du sud. C’était à la veille du premier Congrès mondial acadien qui se déroulerait en 1994 dans la région du sud-est du Nouveau-Brunswick.

Ma tante Anne-Marie avait ramené à mon père une cassette compilation de musique cadjienne et zydeco: Louisiana Cajun Classics. Beausoleil, Zachary Richard, les frères Balfa, etc. Une cassette que j’ai beaucoup écoutée, et que j’écoute toujours. J’ai le privilège d’avoir un magnétophone au bureau!

De cette cassette, j’ai tiré une chanson de Clifton Chenier pour ce blog. Durant mon adolescence, j’avais été tellement impressionné par sa chanson sur la cassette, que j’ai recherché d’autres cassettes de la même époque. J’ai réussi à dénicher un live à Montreux (2xLP) enregistré en 1977. Trashy!

Wikipépia: «Il apprend très jeune à jouer de l’accordéon grâce à son père Joseph Chenier. Il commence à jouer dans les bals du samedi soir avec son frère Cleveland Chenier à la washboard (littéralement “planche à laver”, instrument de musique appelé “frottoir” en Louisiane).

En 1945 il quitte la ferme familiale pour aller travailler dans les champs de canne à sucre. Il part ensuite vers Lake Charles rejoindre son frère Cleveland. Il y rencontre d’autres musiciens de zydeco et affine son style.

Sa carrière professionnelle commence en 1954, quand il signe avec Elko Record et enregistre Cliston’s blues (sous le nom de Cliston Chanier) qui fit un succès local. Il continue avec Ay-téte-fee (Hé, petite fille, l’orthographe du titre cajun a connu beaucoup de variantes !) qui le fit connaître plus largement.

Il fait de nombreuses tournées avec les Zydeco Ramblers et signe avec Chess Records en 1956. Le label Chess ne fait pas trop de publicité à ses disques. Il le quitte en 1958 et s’installe à Houston.

Il signe enfin chez Arhoolie Records en 1964 qui élargit son audience au public blanc. L’Europe l’accueille en 1969 à l’American Folk Blues Festival.

En 1973 il signe la musique du film d’Alain Corneau France société anonyme. En 1979 on lui diagnostique un diabète grave et on doit l’amputer d’un pied.

Sa carrière est couronnée par un Grammy Award dans les années 1980.

Il meurt en 1987 d’une maladie des reins.»

Une longue carière et d’immenses retombées sur la musique. Voici un tribute à l’œuvre de monsieur Chenier. Ici, on peut écouter des extraits de l’album Zydeco sont pas salé de 1964.

Clifton Chenier

Le roi de l’accordéon nous livre Les zaricos sont pas salés (1964)!

Idée du Nord

 

Début 90. J’essaye en vain de me rappeler la date… Un spectacle au bar Le Kacho. Le line-up: cinq groupes de Moncton. Rich Hippies, Purple Knight, Eric’s Trip, Bad Luck #13 et Idée du Nord. Toute une soirée! C’était la première fois que je voyais ces groupes en spectacles (sauf pour les Rich Hippies). Je suis sorti de cette soirée bien impressionné. Surtout par le fait de voir Idée du Nord chanter en français. Fait plutôt rare en ce temps-là.

À quelques reprises, j’ai eu la chance de voir Idée du Nord en spectacle, au Kacho à nouveau, au Centre culturel Aberdeen, au Bistro de l’université. D’ailleurs, le spectacle au Bistro était organisé conjointement avec Zéro degré Celsius et Les oranges bleues avec qui je collaborais à l’époque. Un spectacle pour le 15 août 1993!

Sur internet, je trouve peu de renseignements sur Idée du Nord. Je ne m’aventurerai pas à donner les dates d’activité du groupe, mais je sais qu’il a été actif sur près d’une dizaine d’années. Le group était composé de Benoît Dugas, Marc Doucet, Claude Léger, J.P. Thibodeau, Greg Landry. Un 45 tours: Lawrence en 1993. Un disque compact en 1994: The Hope of Rodriguez Melanson. Une cassette Idée du Nord/ Live Idea of North. Une participation en 1993 au mini Never Mind the Molluscs avec Eric’s Trip, Sloan et jale.

Bodily Deltas du long jeu a été reprise par Marie-Jo Thério sur son album Les matins habitables paru en 2005. On peut l’écouter ici.

«Chaque année, les organisateurs du 15 août des fous nomment à l’Ordre du Temple des fous des Acadiens ayant contribué à l’épanouissement de la culture acadienne. Au fil des années, Gérald LeBlanc (2004), Idée du Nord (2004), Guy Arsenault (2005) et 1755 (2005) ont été nommés chevaliers de l’Ordre. Cette année [2006], c’est au tour de Régis Brun et Dano Leblanc de recevoir cet honneur. »

Écoutez Taxi.

Pour acheter le disque? Demandez chez Artsy & Vintage sur la St-George à Moncton. On pourra sûrement vous diriger…