les coupures ne cicatrisent pas

Les coupes en culture sont là pour rester, dit James Moore
La Presse canadienne
Ottawa — Ceux qui espéraient convaincre Ottawa de revenir sur sa décision de sabrer la culture seront déçus. Le nouveau ministre du Patrimoine, James Moore, a en effet déclaré à La Presse canadienne qu’il n’était pas question d’annuler les compressions de 45 millions de dollars annoncées à la veille des élections fédérales d’octobre dernier.

tiré du quotidien Le Devoir

Ulysse Landry (1950 -2008)

Le poète Ulysse Landry n’est plus

Le poète et écrivain Ulysse Landry est décédé subitement chez lui, à Moncton, tard lundi soir, à l’âge de 58 ans. Ulysse Landry est né à Dupuis Corner, près de Cap-Pelé, en 1950. Poète, romancier et auteurcompositeur-interprète, il a remporté le prix France-Acadie en 1997 pour son roman Sacrée montagne de fou, publié en 1996 aux éditions Perce-Neige.

Ulysse Landry a commencé sa carrière littéraire en 1977, avec la parution de son premier recueil de poésie, Tabous aux épines de sang, publié aux Éditions d’Acadie. Le poète publiera deux autres recueils aux Éditions Perce-Neige: L’espoir de te retrouver, en 1992, et L’éclosion, en 2001. Après Sacrée montagne de fou, l’écrivain se laissera tenter une nouvelle fois par l’aventure du roman en publiant La danse sauvage, chez Perce-Neige, en 2000. Ulysse Landry est en outre l’auteur d’une pièce de théâtre, Si on avait su, mise en scène par l’Escaouette en 1988.

Les mots d’Ulysse Landry étaient teintés de la quête de l’absolu, selon le chroniqueur et observateur de la culture acadienne, David Lonergan.

« Ulysse Landry était de la première mouvance des auteurs acadiens des années 1970. Il était comme un personnage dans notre littérature. Dans son oeuvre, il y a comme une recherche de l’absolu, qu’il n’atteint pas », exprime David Lonergan, soulignant au passage que la disparition d’Ulysse Landry laissera un grand vide dans la littérature acadienne.

Poète et romancier engagé, Ulysse Landry ne cachait pas son côté contestataire et son questionnement constant sur l’Acadie urbaine et contemporaine. Dans la revue de création Éloizes de juin 2002 (propos cités par David Lonergan dans sa chronique Tintamarre du 28 juin de la même année), Ulysse Landry écrivait à propos du chiac: « Malheureusement, depuis quelques années, certains ont voulu faire du chiac le symbole de l’identité acadienne, surtout dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Et je dois dire que le problème d’identité commence à me taper sérieusement sur les nerfs ». Le poète ajoutait: « De toute façon, avec le temps, je me suis rendu compte que l’Acadie, ce n’est pas un pays, mais plutôt un ghetto. J’en suis même arrivé à croire, dans mon cheminement, qu’il serait peut-être temps de commencer à écrire en anglais, simplement comme moyen de m’en sortir. »

Depuis les 10 dernières années, Ulysse Landry s’était toutefois fait plus discret du paysage littéraire et culturel acadien. Sauf quelques apparitions ici et là, l’homme de lettres s’était lentement effacé.

« Ce qu’il faut retenir de lui, soutient David Lonergan, c’est qu’Ulysse Landry est l’un des rares romanciers de la modernité, de l’urbanité de l’Acadie. L’Acadie urbaine est au centre de son oeuvre. C’est un gars qui est en marge dans ce sens-là. »

La poète Dyane Léger, grande amie et voisine d’Ulysse Landry, a exprimé sa grande tristesse sur les ondes de Radio-Canada, hier.

« Ce que j’ai toujours, toujours admiré, apprécié, aimé chez Ulysse, c’était qu’il savait ce qu’il voulait. Il ne se laissait pas emporter par le courant. Il reculait et disait OK, je n’ai pas besoin d’être à la mode, je sais ce que je veux, je sais ce que j’aime. Il assumait le choix de vivre comme il l’avait choisi », a indiqué Dyane Léger.

Les Éditions Perce-Neige, par la voix du poète et éditeur Serge Patrice Thibodeau, a également exprimé son chagrin, disant que la poésie d’Ulysse Landry était ample et généreuse.

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Ulysse Landry, âgé de 58 ans, est décédé soudainement, le lundi 3 novembre 2008, à sa résidence à Moncton. Né à Dupuis Corner, il était fils de Olive (Niles) et Dismas Landry.

Ulysse laisse dans le deuil ses parents: Olive (Niles) et Dismas Landry de Shédiac; sa partenaire, Freeda LeBlanc; son fils, Martin de Moncton; ses soeurs: Emma LeBlanc (Olivier) et Jacqueline Thériault de Moncton; ses frères: Valmont (Charline) de Cap-Pelé, Maurice (Linda Cormier) et André (Sylvie) de Grand-Barachois, Alvin (Hélène Paulin) de Moncton, ainsi que plusieurs nièces, neveux et amis.

Ulysse était un auteur édité, un artiste, un poète, un musicien, un linguiste, un philosophe et un boulanger extraordinaire. En résumé, il est un voyageur cosmique, un guerrier et un « planetarian ».

(tirés d’articles trouvés sur le web)

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