Ferdinand Joseph Lamothe dit Jelly Roll Morton (1885 ou 1890 – 1941)

«D’origine créole et française, de son vrai nom selon le professeur Lawrence Gushee, Ferdinand Joseph Lamothe, son beau-père s’appelait Mouton d’où Morton. Le « Jelly roll » qui a donné son surnom est un gateau roulé et serait une boutade à connotation sexuelle. Jelly Roll Morton, entre 1922 et 1930 a fait plus que quiconque pour mettre en branle ce qu’on allait appeler, après les improvisations collectives de King Oliver et un peu avant les éblouissants soli de Louis Armstrong, le jazz.» Wikipédia

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«inventor of jazz», «originator of stomp and swing», «world’s greatest hot tune writer».

Il joue un rôle (fictif) dans Novecento: Pianiste d’Alessandro Baricco.

Je l’ai entendu pour la première fois sur une des cassettes de mon père. Une compilation sur les débuts du jazz, avec Scott Joplin, etc. Vive les cassettes en passant, ce n’est pas une technologie qui s’effrite. Elle s’est d’ailleurs améliorée depuis les années 70…

Au milieu des années 90, j’ai utilisé une pièce de Jelly Roll Morton pour une annonce à la télévision. Le copywrite est échu… Quelle atmosphère une telle pièce donnait à une vidéo publicitaire de 29 secondes!

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La pièce que je vous présente ce soir, je dirais qu’elle était une expérimentation à l’époque où elle a été enregistrée, car elle ne sonne comme aucune autre. Elle s’intitule «Futuristic Blues»… Je dirais même qu’elle se rapproche davantage du mouvement trip hop des années 90 que du rag time (ragtime) des années 20. À vous de juger. Petit bonbon: ici vous trouverez un grand nombre de pièces de Jelly Roll en realplayer.

[youtube=http://youtube.com/watch?v=59LHCUtTfCM]

On écoute «Futuristic Blues»! (1929) de Jelly Roll Morton, né à la Nouvelle Orléans, en Lousiane.

[audio:http://www.sulago.ca/wp-content/images/2008/02/Futuristic_Blues.mp3|titles=Futuristic Blues]

Frank Cloutier

Un ami Charles m’a un jour prêté une collection de chansons et de musiques «folkloriques» des États-Unis. Ces enregistrements datent pour la plupart de 1928 à 1934, date où les techniques d’enregistrements se sont considérablement améliorées (l’invention du microphone électrique).

Anthology of American Folk Music a été édité et publié en 1952 par Harry Smith, un cinéaste expérimental qui était aussi mélomane. Il a collectionné les 78 tours d’enregistrements qu’il considérait comme relevant d’un folklore américain. Des mélodies irlandaises aux gospels nègres, des lamentations cadjennes aux chansons hillbilly. Une belle collection pour les amateurs de old-time music.

Sur cette collection, un morceau m’a surpris. Je l’ai écouté à de nombreuses reprises, je l’ai même fait jouer lors de soirées où j’étais disque jockey. L’artiste avait un nom québécois, Frank Cloutier, et habitait à St-Paul au Minnesota. Une musique particulière. Tellement particulière qu’un internaute a fait des recherches sur l’origine de cette chanson, «Moonshiner’s Dance Part One», et du Victoria Café où Frank Cloutier menait son orchestre.

Dans un essai Music, Moonshine, and Mahjong, Kurt Gegenhuber explique son intérêt pour Frank Cloutier. Il maintient également un blogue Celestial Monochord qui contient deux entrées associées à Frank Cloutier: page 1 et page 2.

Sur ce blogue, j’ai trouvé une brève bio: «According to the 1930 United States Census, Frank E. Cloutier, the St. Paul orchestra musician, was born in Massachusetts to a French-Canadian mother. His father was born in New York and, considering his surname, I imagine he had a French-Canadian background too (although many Cloutier’s immigrated from Ireland). Frank E. served in the military during World War I, and the census gives his age, in 1930, as 32. I haven’t been able to find Frank E. in any previous census — at least not with confidence.» Selon d’autres sites web, les Cloutier proviendraient de France et non pas d’Irlande…

Le «Moonshiner’s Dance» serait inspirée d’une pièce Over the Waves: «This song has been passed along by many individuals on its journey to Southern Illinois and beyond. Composed in 1891 by Juventino Rosas, a pureblooded Otomi Indian from Mexico, it was one of six pieces published under the title Sobre las Olas. To this day, « Over The Waves » is one of the most popular fiddle waltzes performed in the southern and southwestern United States.» Tirée du site Prairie.org

Écoutez cette pièce de Frank Cloutier and the Victoria Cafe Orchestra, le «Moonshiner’s Dance Part One» enregistrée en 1927.

Achetez ce bijou qu’est le Anthology of American Folk Music compilé par Harry Smith.

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