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Nathan Abshire 1915-1981

Il y a quelques années, la direction de CKUM-MF radio communautaire de Moncton décidait de faire de la place pour les nouveaux arrivages en disques compacts par la dissolution de la collection de disques vinyles. J’ai fait du bénévolat à cette station pendant près de 9 ans et j’en ai fait joué des 33 toutes et des 45 tours. On y trouvait de tout, dont une petite collection de musique cadjenne.

Grande vente de débarras: j’ai tenté d’y arriver tôt. On essaye toujours d’arriver tôt à ces événements. Quelques disques j’ai ramené chez-nous dont le magnifique Allons au fais dodo (Swallow Records LP 6009).

Sans blague, je le fais jouer à presque toutes les fêtes chez-nous. Rugueux, intense. Unique. Des chansons enregistrées probablement entre les années 50 et début 70. Les québécois et les fransaskois ont de la difficulté à comprendre les paroles…!

«Nathan Abshire était un beaucoup bon joueur d’accordéon de musique « Cajun ». Il jouait des chansons « Cajun » dans les années 30 et 40, des « reels » qui étaient populaires dans le temps de son père, et aussi des chansons de blues qu’il a fait lui-même.

«Abshire est né au ras de Guedan le 27 de juin 1915. Son père, sa mère, et un oncle tous jouaient l’accordéon. Abshire a commencé à jouer l’accordéon à l’âge de 6 ans, et à l’âge de 8 ans il jouait assez bien pour jouer dans des bals de maison. Dans quelques années, il était bien connu dans le sud-ouest de la Louisiane, et il était demandé pour jouer des bals de danse dans les « halls ». Abshire aimait et était influencé par la musique à Amédée Ardoin. Des fois, ça jouait dessus le même « bandstand ». On peut voir l’influence de blues par les chansons comme Service Blues, French Blues, et Pine Grove Blues.

«Abshire jouait beaucoup dans les années 30, et il a recordé pour le RCA Bluebird Co. dans 1935. Dans la deuxième guerre, Abshire était dans l’armée. Après la guerre, il a recommencé à jouer la musique « Cajun » traditionnelle. Sa chanson « Pine Grove Blues » était recordée dans 1949 pour le O.T. « label ». La musique d’accordéon était après revenir à la mode. Dans les années 60, il était un dans les premiers musiciens pour amener la musique « Cajun » en dehors de la Louisiane. Il a voyagé avec les Frères Balfa aux festivals en travers de les Etats Unis et le Canada. Il a recordé plusieurs chansons tard dans les années 60 pour Swallow « label », comme « Tramp sur la Rue », « Lemonade Song », et « la Valse de Bayou Teche ».

«Il était respecté comme un bon musicien, mais Abshire était pas capable de supporter sa famille juste avec sa musique. Pour un tas des années, il soignait le « town dump » à Basile, à-ou tout quelqu’un venir le voir. Il est mort à Basile le 13 de mai 1981.» tiré du Cajun french music (http://www.cajunfrenchmusic.org/biographies/abshire-n.htm)

allons au fais do-do

Écoutez l’excellente «Chanson de la limonade (Lemonade Song)» interprétée par Nathan Abshire.

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musique acadienne

Zachary Richard

je me souviens de l’Arbre est dans ses feuilles chanté par Zachary Richard vers la fin des années soixante-dix. cette chanson jouait abondamment à la radio. c’est à l’émission de télévision Clin d’œil que je l’ai vu chanter pour la première fois. Je pensais qu’il était afro-américain…

bien des années plus tard, au début des années 90, mon ami Samuel m’a remis pour ma fête une cassette avec des chansons qu’il avait enregistré à partir de vinyles. dont On a beau dit qui se trouve sur le premier album de Zachary Richard – Bayou des mystères 1976, RZ Records RZ 1017. Cet album contient également Beaux yeux noirs avec la voix de Zachary et le violon de Michael Doucet (maintenant avec Beausoleil). Chair de poule assurée!

site web de Zachary Richard

on y trouve ausi énormément de vidéos de et avec Zachary Richard, dont une prestation au David Letterman show.

une biographie relate de son cheminement.

bayou des mystères

écoutez On a beau dit

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musique francophone

Frank Cloutier

Un ami Charles m’a un jour prêté une collection de chansons et de musiques «folkloriques» des États-Unis. Ces enregistrements datent pour la plupart de 1928 à 1934, date où les techniques d’enregistrements se sont considérablement améliorées (l’invention du microphone électrique).

Anthology of American Folk Music a été édité et public en 1952 par Harry Smith, un cinéaste expérimental qui était aussi mélomane. Il a collectionné les 78 tours d’enregistrements qu’il considérait comme relevant d’un folklore américain. Des mélodies irlandaises aux gospels nègres, des lamentations cadjennes aux chansons hillbilly. Une belle collection pour les amateurs de old-time music.

Sur cette collection, un morceau m’a surpris. Je l’ai écouté à de nombreuses reprises, je l’ai même fait jouer lors de soirées où j’étais disque jockey. L’artiste avait un nom québécois, Frank Cloutier, et habitait à St-Paul au Minnesota. Une musique particulière. Tellement particulière qu’un internaute a fait des recherches sur l’origine de cette chanson, «Moonshiner’s Dance Part One», et du Victoria Café où Frank Cloutier menait son orchestre.

Dans un essai Music, Moonshine, and Mahjong, Kurt Gegenhuber explique son intérêt pour Frank Cloutier. Il maintient également un blogue Celestial Monochord qui contient deux entrées associées à Frank Cloutier: page 1 et page 2.

Sur ce blogue, j’ai trouvé une brève bio: «According to the 1930 United States Census, Frank E. Cloutier, the St. Paul orchestra musician, was born in Massachusetts to a French-Canadian mother. His father was born in New York and, considering his surname, I imagine he had a French-Canadian background too (although many Cloutier’s immigrated from Ireland). Frank E. served in the military during World War I, and the census gives his age, in 1930, as 32. I haven’t been able to find Frank E. in any previous census — at least not with confidence.» Selon d’autres sites web, les Cloutier proviendraient de France et non pas d’Irlande…

Le «Moonshiner’s Dance» serait inspirée d’une pièce Over the Waves: «This song has been passed along by many individuals on its journey to Southern Illinois and beyond. Composed in 1891 by Juventino Rosas, a pureblooded Otomi Indian from Mexico, it was one of six pieces published under the title Sobre las Olas. To this day, « Over The Waves » is one of the most popular fiddle waltzes performed in the southern and southwestern United States.» Tirée du site Prairie.org

Écoutez cette pièce de Frank Cloutier and the Victoria Cafe Orchestra, le «Moonshiner’s Dance Part One» enregistrée en 1927.

[audio:http://www.sulago.ca/wp-content/images/2007/09/3-14-Moonshiner_s-Dance-Part-One.mp3|titles=Moonshiner’s Dance Part One]

Achetez ce bijou qu’est le Anthology of American Folk Music compilé par Harry Smith.