la nature envahit la ville…

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photos: Paul Caissie

extraits des discussions au sénat canadien

Le sénateur Comeau : Donc, il y a plusieurs cultures ayant un lien en commun qui est la langue française. On devrait encourager toutes les cultures à s’exprimer par les arts, la musique, le chant, ainsi de suite. Je voulais juste qu’on établisse cela au tout début, car on m’a posé la question récemment. Nous sommes en train d’examiner la culture francophone, je voulais m’assurer qu’on avait plusieurs cultures avec une langue en commun.

M. Henry : Je dirais plutôt qu’il s’agit d’une culture francophone diversifiée.

Le sénateur Comeau : Cela me convient.

M. Ouellette : J’ajouterais le terme « métissage ». L’Acadie a ce mélange aujourd’hui avec l’Afrique, mais l’Acadie s’est métissé avec l’Irlande; le mélange irlandais-acadien est très important. Vous pouvez aller voir au Cap-Breton comment ce métissage s’est fait au niveau de la musique. Ce métissage existait au XVIIIe et au XIXe siècle; il existe encore à ce jour parce que d’autres rencontres se font, et la rencontre favorise le métissage — pour le mieux, selon moi.

Le sénateur Comeau : Monsieur Ouellette, je pense que vous avez un message très important à offrir. Je me souviens de la communauté d’où je viens. La musique, quand j’étais tout jeune, c’était la musique des États-Unis qu’on appelait la musique Western, parce qu’il n’y avait pas de musique francophone en Nouvelle-Écosse, autre que les vieilles chansons du XVIIe siècle. Donc la musique qu’on écoutait, c’était la musique de Nashville. Puis, avec l’arrivée des radios communautaires, nous avons été exposés à la musique francophone et on pensait que cela n’allait pas marcher. Les gens disaient que c’était la musique des Québécois. En fin de compte, ça marchait très bien. Ce n’était pas seulement la musique des Québécois, c’était la musique du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et de différentes régions de la Nouvelle-Écosse. Une très grande surprise pour toute la population de la Baie Sainte Marie, d’où je viens, a été que la musique francophone a été très bien acceptée. Si vous allez dans les foyers de la Baie Sainte Marie actuellement, la radio est branchée sur CIFA, 104.1 FM.

Je pense que votre histoire est la même que celles des autres régions francophones. C’est une histoire formidable à offrir à la population.

28 mai 2007

http://www.parl.gc.ca/39/1/parlbus/commbus/senate/Com-f/offi-f/16eva-f.htm?Language=F&Parl=39&Ses=1&comm_id=595 

bad brain?

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