la ville . 3

ma chatte Poupoune se promène dans la ruelle. elle partage l’espace avec les autres bêtes (dont les humains et leurs voitures). Poupoune fait aussi partie d’une communauté de chats qui rôdent dans les alentours. ces chats chassent les oiseaux, les souris et, il faudrait que je confirme avec elle, les rats. la plupart du temps, ils ignorent écureuils, moufettes et probablement qu’ils se sauvent quand face à face avec un raton laver.

les chats nettoyent les quartiers infestés de souris. le quartier où j’habite était pendant longtemps l’hôte de manufactures de vêtements et de textiles. ces grands bâtiment se sont progressivement abondonnés au fur et à mesure que la production s’exportait vers d’autres villes canadiennes et internationales. l’herbe est haute dans certains endroits et le chemin de fer ne passe pas loin.

merci Poupoune de surveiller le secteur et de ramener à l’occasion de petits cadeaux vivants. sans le savoir, tu participes à la réhabilitation de quartiers.

Orchestre Sinza

aujourd’hui, je suis tombé sur un blogue de musiques africaines. au sein des pages du blogue sea never dry, j’ai trouvé cette interprétation de Il est né. Le groupe se nomme Orchestre Sinza et est originaire du Congo-Brazzaville.

La seule autre information que j’ai pu trouver sur ce groupe se trouve sur cette congopage, dans une entrevue avec Don Fadel.

« La soukous est née à Ouénzé avec l’orchestre Sinza. La personne qui popularisera ce rythme c’est Pamélo Mounka. Se promenant dans la nuit à Ouénzé, Pamélo entend jouer un orchestre au bar Vis à Vis. C’était Sinza Kotoko. Le rythme lui plaît. Il compose « Mama na mwana » sur ce tempo. Ca fait un grand succès. Mais Pamelo Mounka n’est qu’un médiateur. En vérité, la soukous est née en 1959 grâce à un musicien nommé Ibombon avec son groupe Air Mambo. Ibombon jouait dans un bar à côté du marché de Ouénzé. Comptable de son métier, Ibombon est affecté à Dolisie. Il décide alors de vendre son matériel aux jeunes musiciens de la rue Mouila qui venaient de créer Sinza Kotoko ( Mousse, Ya Gabi, Don Fadel…)
« Je vous laisse le matériel moyennant une modique somme, mais je vous laisse aussi un rythme. Exploitez-le. »
« Le conseil ne tombe pas dans les oreilles d’un sourd. Piere Mountouari compose la chanson Vévé et Ma Loukoula dont le swing a fait le tour de l’Afrique. La soukous est née de là » note Don Fadel.»

On voit sur cette page de l’encyclopédisque la pochette d’un 45 tours.

Il est né de l’Orchestre Sinza.
[audio:http://www.akwaabasound.com/snd/music/Orchestre%20Sinza%20-%20Il%20Est%20Ne.mp3]

Frank Cloutier

Un ami Charles m’a un jour prêté une collection de chansons et de musiques «folkloriques» des États-Unis. Ces enregistrements datent pour la plupart de 1928 à 1934, date où les techniques d’enregistrements se sont considérablement améliorées (l’invention du microphone électrique).

Anthology of American Folk Music a été édité et public en 1952 par Harry Smith, un cinéaste expérimental qui était aussi mélomane. Il a collectionné les 78 tours d’enregistrements qu’il considérait comme relevant d’un folklore américain. Des mélodies irlandaises aux gospels nègres, des lamentations cadjennes aux chansons hillbilly. Une belle collection pour les amateurs de old-time music.

Sur cette collection, un morceau m’a surpris. Je l’ai écouté à de nombreuses reprises, je l’ai même fait jouer lors de soirées où j’étais disque jockey. L’artiste avait un nom québécois, Frank Cloutier, et habitait à St-Paul au Minnesota. Une musique particulière. Tellement particulière qu’un internaute a fait des recherches sur l’origine de cette chanson, «Moonshiner’s Dance Part One», et du Victoria Café où Frank Cloutier menait son orchestre.

Dans un essai Music, Moonshine, and Mahjong, Kurt Gegenhuber explique son intérêt pour Frank Cloutier. Il maintient également un blogue Celestial Monochord qui contient deux entrées associées à Frank Cloutier: page 1 et page 2.

Sur ce blogue, j’ai trouvé une brève bio: «According to the 1930 United States Census, Frank E. Cloutier, the St. Paul orchestra musician, was born in Massachusetts to a French-Canadian mother. His father was born in New York and, considering his surname, I imagine he had a French-Canadian background too (although many Cloutier’s immigrated from Ireland). Frank E. served in the military during World War I, and the census gives his age, in 1930, as 32. I haven’t been able to find Frank E. in any previous census — at least not with confidence.» Selon d’autres sites web, les Cloutier proviendraient de France et non pas d’Irlande…

Le «Moonshiner’s Dance» serait inspirée d’une pièce Over the Waves: «This song has been passed along by many individuals on its journey to Southern Illinois and beyond. Composed in 1891 by Juventino Rosas, a pureblooded Otomi Indian from Mexico, it was one of six pieces published under the title Sobre las Olas. To this day, « Over The Waves » is one of the most popular fiddle waltzes performed in the southern and southwestern United States.» Tirée du site Prairie.org

Écoutez cette pièce de Frank Cloutier and the Victoria Cafe Orchestra, le «Moonshiner’s Dance Part One» enregistrée en 1927.

[audio:http://www.sulago.ca/wp-content/images/2007/09/3-14-Moonshiner_s-Dance-Part-One.mp3|titles=Moonshiner’s Dance Part One]

Achetez ce bijou qu’est le Anthology of American Folk Music compilé par Harry Smith.